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Salutations ! 

 Et bienvenu sur le blog d'un post adolescent de 22 ans, perdu dans un monde qu'il ne comprend pas, se réjouissant dans d'autres mondes qu'ils ne comprennent pas, et qui comme des centaines de milliers, voir des millions d'autres individus insignifiants, a décidé de porter sa misérable vie et ses réflexions dénuées de sens sur ce grand bordel d'informations qu'est l'Internet où personne ne le lira jamais.

Bienvenu donc sur le Blog d'un Autiste.

Bien évidemment je ne suis pas atteint de cette "maladie" et j'ai un profond respect pour les personnes qui le sont et leur famille, aussi mon propos n'est qu'une caricature de ma personnalité, ce n'est qu'une illustration de mon décalage par rapport au monde, car l'on dit que les Autistes vivent dans leur propre monde, et j'ai donc cette impression d'être un Autiste, de vivre dans un autre monde, j'ai l'impression que les autres me perçoivent souvent comme tel, aussi c'est uniquement sur cette comparaison que ce base mon "Autisme" et il n'y a point de moquerie envers quiconque, et je tenais simplement à le préciser dans un monde où les moindres propos sont déformés pour se voir devenir offensants, là où il n'y a souvent rien à trouver de tel. Bref...

Bienvenu donc sur le Blog d'un Autiste.

Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /Nov /2006 14:53

Des pacifistes épaulés par des scientifiques ( à moins que ce ne soit l'inverse ) essai d'organiser un évènement mondial sans précédent dans l'Histoire : un orgasme synchronisé à l'échelle planétaire.

Le but de cette initiative ? Apporter un peu d'énergie positive à notre monde trop violent. En effet, selon les scientifiques de l'université de Priceton aux Etats-Unis, l'esprit humain serait capable d'influencer le champs énergétique de la planète, et selon leur théorie toujours, un afflux important d'énergie positive de la part d'une majorité d'êtres humains pourrait influencer sur le reste du monde et rendre les choses plus paisibles, cela pourrait atténuer certaines tentions, guerres, violences, etc...

Aussi quel meilleur moyen d'apporter de l'énergie positive qu'en faisant l'amour ? Mais ce n'est pas tout, pour rendre cela encore plus puissant, il faudrait faire l'amour en pensant très fort à la paix dans le monde pour dégager un maximum d'énergie positive...

Bref, c'est simple, si tout le monde dégage en même temps une énergie positive, les choses pourraient aller mieux sur cette Terre... C'est tellement simple, pourquoi n'y avons nous pas pensé plus tot !?

Afin de confirmer leur théorie, un rendez-vous a été fixé : le 22 décembre 2006. Tous les êtres humains, qu'importe leur sexe, leur nationalité, leur sexualité, sont invités à faire l'amour, à avoir un orgasme en pensant très fort à la paix.

Pourquoi pas !?... Au pire, il ne se passera rien, et certains d'entre nous auront passer du bon temps, au mieux ce serait une découverte énorme sur le potentiel humain...

Bon, ça paraît peu réaliste c'est sur, mais comme on dit qui ne tente rien n'a rien...

Pour plus d'informations rendez-vous sur ces sites :

http://noosphere.princeton.edu/

http://www.globalorgasm.org/

 

Et puis bon... Etant un grand défenseur de la paix dans le monde, il me tiendrait à coeur de participer à cet évènement... Aussi, si une personne de sexe féminin se sent prête à sauver le monde... j'vais pas vous faire un dessins :x

Quoiqu'il en soit, prenez votre pied, le 22 décembre comme les autres jours ;)

 

Par Bigyoyo - Publié dans : Réflexions
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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 18:01

C'est une question que l'on nous pose souvent lorsqu'on est pas plus haut que trois pommes... Et à cet âge là on a tous un rêve, on aimerais devenir Astronaute, Paléontologue, Policier, Pompier, Vétérinaire et j'en passe...

Mais que cache cette question ? Nous demande-t-on quel est notre passion ? Ou nous demande-t-on quel métier envisageons nous pour notre avenir ?... Et si c'était ça la réalité...Et si on nous poussait à travers cette question à projetter notre vie à travers un métier ? Nous ne travaillerons plus pour vivre, mais nous vivrons pour notre métier...

Et c'est tout à fait louable de vivre pour son métier, quand son métier est sa passion... Mais devons nous nous laisser imposer ce fait lorsque notre métier est plus proche du calvaire que du plaisir ?

Et quand est-il de ces gens riches qui ne vivent que par leur métier ? Ils sont riches bien sur, mais ils doivent travailler encore et toujours, sans leur travail ils ne sont rien... Alors oui le week-end ils se reposent au bord d'une piscine dans un pays ensolleillé... mais la semaine ? Mais dans leur vie passé ?

Est-ce que je dois vivre pour mon métier, ou est-ce que je dois travailler pour vivre ? Si je vis pour mon métier, peut-être qu'un jour je serais riche, peut-être que moi aussi j'irais me reposer à l'ombre des cocotier... Mais si je vis pour mon métier et que demain je me fais renverser par un camion, je n'aurais pas eu le temps de devenir riche, je n'aurais pas eu le temps de me reposer au soleil... J'aurais eu une vie merdique...

Demain n'est jamais sur, je ne vis pas pour demain, je ne me projette que rarement au delà d'une année... Car on ne sait pas ce qui peut arriver... Et mon travail actuel m'aura au moins apris ça : je ne veux pas vivre loin de mien, je ne veux pas vivre pour mon travail.

Je sais maintenant, j'en suis sur, je veux vivre pour mes passions. Je veux que mon travail me permette de manger, d'avoir un toit, et de vivre mes passions, la musique, les jeux de rôles, etc... Je ne veux pas me tuer pour gagner des millions, encore moins pour gagner le smic, je veux me tuer pour les choses que j'aime. C'est pour ça que j'ai décider d'en finir avec mon travail actuel, une fois fini ma formation, je rentre chez moi, je retrouve les miens, je trouve un travail qui me permettra de manger et de pas être à la rue... Et le reste de mon temps je le partagerais entre ceux que j'aime, la musique, et les jeux de rôles... Je ne serais plus flexible ou disponible pour mes "supérieurs", mais pour le reste... Je veux des horraires fixes et qu'on arrête de me prendre pour un objet... Je sais pas du tout dans quel travail je trouverais ça, mais on verra bien... J'ai que 21 ans, au pire je me donne un peu de temps pour trouver ça... Le meilleur encore serait de vivre de la musique, ou du monde de l'imaginaire, du jeux de rôles... mais je garde les pieds sur terre, même si ce n'est pas impossible, c'est très dur, et je ne pense pas y arriver, et puis gagner sa vie avec sa passion, quelque part, ça gâcherais le plaisir je pense...

Enfin bref, je ne comprend pas ces gens qui deviennent des managers, des directeurs, et qui passent leur temps et leurs soucis au travail... N'ont-ils rien d'autre dans la vie ? Est-ce cela leur passion ? Vivre pour leur travail ?

Qu'en pensez vous ? Et vous, vous vivez pour travailler, ou vous travailler pour vivre ? Ou avez vous encore une autre alternative peut-être ? Un autre espoir...

 

Par Bigyoyo - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 13:24

A peine la grande porte passée, et me voilà de nouveau subjugué par l’architecture interne de l’Eglise. Ce n’est pas la première fois que je rentre dans ce genre d’endroit, mais à chaque fois l’atmosphère qui s’en dégage et ce génie dans la construction du bâtiment me laisse sans voix depuis l’âge de 5 ans. Dès qu’on dépasse l’entrée du sanctuaire, on se retrouve dans la pénombre, où seul quelques bougies disposées de-ci de-là et quelques vitraux sur les murs nous permettent de distinguer quatre grandes colonnes dans la pièce principale où officient les frères Wurderiens. Si on lève la tête, au milieu du plafond, il y a une sorte de chandelier en pierre dans lequel sont plantées des dizaines d’épées. Cette particularité est due à l’acte principal de ferveur envers Wurder.

 

 

Arrivé à un certain âge, les fidèles du culte prêtent allégeance à Wurder comme le ferait un Chevalier envers son Roi. Pour l’occasion, ils se font forgés une épée sur le modèle de la soit disant épée du Prophète Arktan, arme destinée à être planté dans le chandelier de pierre, marquant par là, la dévotion au dieu et à ses paroles, ainsi que le fait d’être prêt à se battre à ses côtés pour accomplir les vieilles prophéties, et plus symboliquement dans l’esprit populaire, cela reflète le passage à l’âge adulte. Cet acte du planté d’épée lors de la Cérémonie dite de la Dévotion , provoque un mécanisme dans le plafond pierreux qui va se faire répandre sur les quatre colonnes de l’Eglise de l’huile, laquelle s’enflammera lorsque la Dévotion sera complète, c’est-à-dire à la fin de la dite Cérémonie. C’est un spectacle magnifique et très impressionnant, auquel je n’ai assisté qu’une ou deux fois dans ma courte vie, mais c’est aussi dangereux, et cela a souvent entraîné des incendies violents qui ont provoqués des dizaines de morts. D’ailleurs, lorsqu’un fidèle meurt, son épée Wurderienne l’accompagne lorsqu’on le place sur sa Barque Funéraire, c’est pour cela qu’il n’y a pas tant d’épées que cela dans les plafonds des Eglises.

 

 

Alors que je continue à penser à ces cérémonies, mon nouvel ami, Guyand, s’est déjà installé au centre de la pièce, un genou à terre, une main sur le cœur, et marmonnant tout bas diverses prières à Wurder. Je le rejoins et pour ne pas l’offenser, je fais comme lui, les murmures en moins.

 

 

Au bout de quelques minutes, un homme assez âgé en toge noire, un pendentif représentant le symbole de Wurder pendant à son cou, s’approche de nous, enfin, de mon compagnon plutôt, les bras grands ouverts, et l’air chaleureux, contrastant avec l’atmosphère mystique de l’endroit :

 

 

 

 

« - Ah Sire Redwold ! Que nous vaut l’honneur de votre visite en notre humble chapelle ?

 

 

 

 

L’homme en question se relève et répond par une accolade tout aussi chaleureuse que l’accueil.

 

 

 

 

- Et bien vous le savez mon ami ! Je suis à la recherche de ces fourbes…

 

 

- Ah hélas… Encore et toujours… Le Démon est toujours de ce monde ?

 

 

- Plus que jamais… Et ses forces armées grandissent de jour en jour, si nous ne l’arrêtons pas à temps, nous courrons à un second Bouleversement.

 

 

- Que Wurder nous en protège… »

 

 

 

 

Les deux hommes étant bien partis pour se raconter leur vie, je me permets de me racler bruyamment la gorge et de sortir un timide « bonjour ».

 

 

Guyand se retourne alors vers moi et commence les présentations.

 

 

 

 

« - Frère Tom, je vous présente Moreaux Duncan, un gentilhomme qui m’a gardé ma monture à la taverne d’ici. Duncan, voici le Frère Tom, Frère de Foi de cette Eglise.

 

 

 

 

Le prêtre me dévisage de haut en bas, puis il me sourit et incline légèrement sa tête en guise de salut, un timide « enchanté » s’échappant de sa bouche. Puis lui et Guyand reprennent la conversation, lui reprenant le premier :

 

 

 

 

- Bien…Vous avez du faire un long voyage et vous voulez sûrement vous reposez ?

 

 

-  Ce n’est pas de refus mon ami… Mais d’abord, j’aimerais que vous preniez soins de mes bagages.

 

 

- Bien entendu… Ruhan ! Sarlon ! 

 

 

 

 

A l’appel de ces noms, une petite porte s’ouvre dans le fond de la pièce, et deux jeunes hommes pauvrement vêtu arrivent en courrant jusqu’au Frère, et s’inclinent devant lui.

 

 

 

 

- Aidez Sire Guyand à rentrer sa cargaison à l’intérieur de l’Eglise.

 

 

 

 

Ils acquiescent de la tête, et sur un geste de Guyand le suivent en dehors du sanctuaire. Le prêtre quant à lui, me fait signe de venir.

 

 

 

 

- Venez jeune homme, nous allons passer dans la salle annexe. »

 

 

 

 

Aussi nous nous mettons à marcher vers la petite porte d’où venaient les deux pauvres hommes quelques instants plus tôt. Nous passons donc la petite entrée en bois, et atterrissons dans une petite salle, sans fenêtre mais pourtant bien éclairée par des dizaines de bougies, et dans laquelle se trouve une longue et massive table en bois, et six chaises de même factures tout autour. Au fond de la pièce, il y a une autre petite porte en bois. Le Wurderien m’invite alors à m’asseoir et nous entamons la conversation.

 

 

 

 

«  - Alors jeune homme… Vous êtes Wurderien ?

 

 

- C’est-à-dire que… Mes parents le sont… Alors je le suis un petit peu, mais… je ne suis pas vraiment pratiquant…

 

 

- Hmmm… Je vois… Et d’où venez vous ?

 

 

- Oh d’un petit village à côté…Palivern.

 

 

- Et… vous faites quoi dans la vie à part garder des chevaux aux inconnus ?

 

 

- Bien… c’est-à-dire que, je viens de quitter la maison familiale… Et je cherche à voyager, à me trouver un endroit tranquille, mais pour ça, il me faut un peu d’argent, et Redwold m’en a proposé donc, comme j’en ai besoin je l’ai suivi…

 

 

- Il vous a proposé de l’argent pour le suivre ?

 

 

- En quelque sorte… Il m’a expliqué qu’il voulait débusquer les Griffes du Démon du coin, mais il n’arrivait pas à passer inaperçu… Il devait m’expliquer ici ce qu’il attendait de moi…

 

 

- Mais savez-vous qui il est vraiment ?

 

 

- Comment ça ?... Je viens à peine de le rencontrer, donc je le connais pas vraiment, mais qu’est-ce que vous entendez par là ?

 

 

 

 

Un léger rire s’échappa de sa gorge.

 

 

 

 

- Non rien… Il vous expliquera… Tiens d’ailleurs le voilà ! »

 

 

 

 

En effet, la porte en bois du fond de la pièce, c’est-à-dire celle qui ne donne pas dans la grande salle de l’Eglise avec les colonnes, vient de s’ouvrir. Elle donne en réalité sur l’extérieur, dans la rue. Guyand rentre, portant une caisse à lui tout seul sans trop peiner, alors que derrière lui les deux hommes qui l’aident, portent une caisse ensemble, et visiblement, ça n’a pas l’air très léger. Une fois les cargaisons posées, les deux serviteurs nous saluent et ressortent par la petite porte qui donne dans la rue. Guyand lui s’essuie son front d’un revers de la manche, plus par habitude, car il ne semble pas transpirer vraiment, et vient nous rejoindre à table. Le Frère Tom se lève alors, et met devant chacun de nos places, trois coupes en fer, puis il prend un pichet et nous verse ce qui semble être du vin. Il se rassoit et nous prenons tous une gorger de ce nectar, qui est loin d’être mauvais, je dirais même plus que c’est sûrement le meilleur qui m’ait été donné de goûter jusque là. Guyand regarde alors le frère Tom qui lui rend ce regard, mais je sens quelque chose de bizarre, comme de la méfiance, de l’hésitation. J’ai l’impression que je dérange, j’ai l’impression d’être ici dans un but bien précis mais qui n’a pas l’air très louable, ou plutôt qui n’a pas l’air avouable. Après quelques secondes de silence, Guyand se décide enfin à prendre la parole.

 

 

 

 

« - Bien… Parlons de ce qui nous amène ici… Tu dois sûrement te demander ce que j’attends de toi ?

 

 

- Et bien… Un petit peu oui…

 

 

-  Comme je te l’ai déjà dis je recherche les Griffes du Démon, mais les gens se méfient de moi… Aussi, j’ai besoin de quelqu’un qui saura être discret à ma place, et qui saura récolter des informations pour moi.

 

 

- Et ce quelqu’un c’est moi je suppose ?

 

 

- Et bien à moins que tu ne refuses, il y a de fortes probabilités pour que ce soit toi effectivement…

 

 

- Bah disons que… C’est pas que je refuse, mais je ne peux pas faire ça gratuitement, il me faut un salaire, et sur le chemin vous m’aviez promis une récompense.

 

 

- Bien sur, ne t’inquiètes pas pour ça, je t’offrirais une belle récompense qui te permettra sûrement de vivre un bon moment, de voyager, de t’installer où tu voudras, et d’être tranquille.

 

 

- Combien je vais gagner ?

 

 

- Tu verras, mais tu ne seras pas déçu à mon avis…

 

 

-  Mouais… Admettons… Je pourrais quand même avoir une avance ?

 

 

- Je ne suis pas ici pour marchander, donc si tu veux tu auras une avance, mais dit moi seulement si tu veux le faire ou pas ?!

 

 

- D’accord, d’accord… Je veux bien le faire… mais je dois faire quoi exactement ?

 

 

- C’est simple… Il faut que tu te ballades sur les lieux fréquentés, tavernes, auberges, marché, tout les lieux qui seraient susceptibles d’être fréquentés par une foule de paysans et de gens peu éduqués. Les Griffes du Démon recrutent et passent leurs informations dans ces endroits. Il faut que tu arrives à rentrer en contact avec l’un d’eux, et le plus important, il faut que tu me donnes l’endroit exact de leurs réunions, de leur campement, de leur lieu de rituel, et ce genre de chose, c’est capital !

 

 

- Mais… C’est un peu dangereux quand même non ? S’ils découvrent la supercherie ?

 

 

- Ne t’inquiètes pas je ne serais jamais loin pour te protéger, et si on évite de se voir en publique trop souvent, les choses devraient se passer pour le mieux…

 

 

- Et bah… J’espère que ce soir personne ne nous à remarqué…

 

 

- Ne t’inquiètes pas… Même s’ils nous ont remarqué, pour l’instant tu n’es qu’un mendiant à qui j’ai donné une pièce et qui est venu prier à l’Eglise… La grande pièce était vide, personne ne nous a vu rentrer ici après.

 

 

- Et les deux hommes là, les serviteurs qui vous ont aidé ?

 

 

 

 

Le Frère Tom intervient à ce moment là.

 

 

 

 

- Je leur fais entièrement confiance, ce sont des personnes que j’aide et que je parrains, de fervents croyants et qui deviendront sûrement un jour des Frères de Foi.

 

 

- Et si le Frère Tom leur fait confiance, alors je leur fais confiance aussi…

 

 

- Et à moi ? Pourquoi vous me faites confiance ? Je pourrais en être de ces adorateurs du Démon !

 

 

- Impossible… Si tu avais été un bandit, ou pire un membre des Griffes du Démon, alors tu aurais essayer de voler mon cheval ou de forcer ma cargaison d’une manière ou d’une autre, et même si je ne doute pas que dans ta situation tu as dû y penser, tu ne l’as pas fait et c’est toute la différence…

 

 

- Mais si je l’avais fait vous auriez fait comment ?

 

 

- Mon cheval n’obéit qu’à moi-même, tu n’aurais pas pu le voler… Quant aux caisses, tu aurais pu les forcer sur place, mais j’aurais été alerté par le boucan… Et les adorateurs du Démon ne sont pas du genre à suivre un inconnu pour quelques pièces. Ils ont d’autres préoccupations et n’ont pas tant besoin d’argent…

 

 

- Mouais… Bref… dans tous les cas, même si vous êtes un colosse, qu’est-ce que vous pouvez faire contre une armée de ces brigands ?

 

 

 

 

Un grand sourire illumine alors le visage de Guyand, puis celui du Frère Tom. Il se lève, et se dirige vers une caisse et l’ouvre…

 

 

 

 

- Regarde… »

 

 

 

 

Je me lève à mon tour et me dirige vers la caisse. A l’intérieur, il y a des pièces métalliques, mais d’un métal noir et brillant. On dirait des pièces d’armures. Je suis un peu étonné, mais en fait je ne comprends pas… Comment veut-il passer inaperçu s’il porte ça ? En réalité je me sens encore moins protégé, et je crois que l’incompréhension peut se lire sur mon visage, si bien que Guyand tente de me rassurer :

 

 

 

 

«  - N’ai pas peur, je ne te suivrais pas avec ça sur le dos… Mais contemple cette armure… Elle me donnera la force contre une armée de brigands et pire encore…

 

 

 

 

Je reste perplexe quand même.

 

 

 

 

- Ne comprend tu pas de quoi je te parle ?

 

 

   

 

 

Il se dirige vers l’autre caisse, et brandit une épée tout aussi noire que son armure, avec en son pommeau une pierre blanche luisante. Le Frère Tom se met alors à genou, et murmure quelques psaumes avant de se retourner vers moi, les yeux brillants, la voix tremblante…

 

 

 

 

- Jeune homme… Ne comprends tu pas ?... Sire Guyand Redwold n’est pas n’importe qui… Il est un Chevalier Divin… Le Chevalier Divin de Wurder. »

 

 

 

 

Et maintenant ce n’est plus de l’incompréhension mais un profond étonnement que l’on peut lire sur mon visage, et comme par un drôle de réflexe je me retrouve moi aussi un genou à terre, et la main sur le cœur.

 

 

Un des Chevaliers Divins. Moi qui pensait qu’ils n’étaient qu’une légende…

 

 

Par Bigyoyo - Publié dans : Les autres mondes
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